Stockage
des déchets
Eléments
Généraux
I. A chaque déchet son stockage
D. Réaménagement en fin d’exploitation
III. Les impacts du stockage des déchets
A. Impacts liés au stockage lui-même
B. Impacts liés aux polluants issus des déchets
C. Autres impacts liés au stockage des déchets
a. Transport des déchets vers le site de stockage
c. La pollution visuelle, l’intégration paysagère
IV. La réglementation appliquée au stockage des déchets
B. Les déchets ultimes et autres déchets identifiés
C. Les déchets ultimes et autres déchets identifiés
E. Autres documents importants
I.
A chaque déchet son
stockage
ATTENTION, les termes d’installation de stockage, décharge, centre
d’enfouissement technique et centre de stockage n’ont pas le même sens.
Ø
Les
décharges interdites :
ü
La décharge
brute : ce sont les décharges
qui existaient avant les réglementations sur les déchets, un terrain fourni par
la collectivité servait à stocker les déchets municipaux. Ce type pratique
n’existe plus et est puni par la loi.
ü
La décharge sauvage : les décharges que l’on voit fleurir au bord des
chemins de campagne ou dans les champs, ce sont des déversements illégaux de
déchets.
Ø
Les Centres
d’Enfouissements Technique (CET) :
Un Centre d’Enfouissement
Technique (CET) est un site clôturé, gardienné mais fermé au public. C’est
une Installation Classée pour la Protection de l'Environnement (ICPE) soumise à
autorisation préfectorale (article 7, loi du 15 juillet 1975). Il a pour
mission de stocker de manière définitive les déchets et de gérer par
conséquent les pollutions qui s'en dégagent.
Ces
CET seront remplacés par des Centres de Stockage des Déchets Ultimes (CSDU) lorsqu’ils
n’accepteront que des déchets ultimes (non valorisables dans les conditions
techniques et économiques du moment en un endroit donné).
ü
CET de classe I : ICPE
recevant des déchets dangereux. Ils résultent ou non du traitement d’un déchet
qui n’est plus susceptible d’être traité (déchets ultimes). Ces résidus doivent
être stabilisés et solidifiés par des procédés physico-chimiques visant à
éviter le relargage d’éléments toxiques et nocifs dans l’environnement. Ce type
de décharge ne peut être installé que sur des terrains imperméables (argileux).
Il en existe 11 en France en janvier 2003.
ü
CET de classe II : ICPE recevant des
ordures ménagères (OM) et des déchets industriels et commerciaux banals (DIB).
Ils sont installés sur des terrains imperméables ou rendus imperméables.
L’exploitation se fait par casiers équipés d’un système de drainage. Les eaux
de lixiviation nommées lixiviats, sont traitées par différentes techniques,
avant rejet dans le milieu naturel. Les casiers qui reçoivent des matières organiques
sont équipés d’un réseau de captage du biogaz produit par la fermentation.
L’énergie de celui-ci peut être valorisée en chaleur ou en électricité.
La loi du 13 juillet 1992 fixe par
son article 2-1 qu’à compter du 1er juillet 2002, les installations d’élimination
des déchets ne seront autorisées à accueillir que des déchets ultimes.
L’arrêté du 9 septembre 1997 modifié
le 31 décembre 2001 relatif aux « décharges existantes et nouvelles
installations de stockage de déchets ménagers et assimilés » indique
une liste très précise des déchets admissibles et interdits.
On peut citer comme exemple de
déchets autorisés : les ordures ménagères (OM), objets encombrants
d’origine domestique avec composants fermentescibles, déchets de voirie,
déchets industriels et commerciaux assimilables aux OM, déchets verts, matières
de vidanges, les pneumatiques…
ü
CET de classe III : ICPE qui
reçoit des déchets inertes. Les terres de déblais, les gravats, les déchets de
construction y sont stockés. La directive européenne du 26 avril 1999 relative
à la mise en décharge, définit un déchet comme inerte « s’il ne subit
aucune modification physique, chimique ou biologique importante. Les déchets
inertes ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune réaction
physique ou chimique, ne sont pas biodégradables et ne détériorent pas d’autres
matières avec lesquelles ils entrent en contact, d’une manière susceptible
d’entraîner une pollution de l’environnement ou de nuire à la santé humaine. La
production totale de lixiviats doit être négligeable et, en particulier, ne
doit pas porter atteinte à la qualité des eaux de surface et/ou des eaux
souterraines ». Les déchets inertes sont donc, essentiellement, des
déchets minéraux ou assimilables au substrat naturel, non pollué. Les CET de
classe III peuvent être installés sur des terrains perméables.
Il faut
savoir que la réglementation oblige les détenteurs de déchets (hors inertes) à
fournir un Certificat d’Acceptation Préalable (CAP) avant d’entrer sur les
sites de stockage. Ce CAP identifie les déchets, les détenteurs, leur
provenance... La vérification se fait sur le site lui-même, à l’arrivée des
déchets. Les déchets non conformes sont renvoyés à leurs producteurs ou
orientés vers d’autres filières.
-
Classe I : les déchets admis sur un site
sont soumis à une analyse de laboratoire. S’agissant de matières dangereuses,
les contrôles sont sévères.
-
Classe II et III : les
déchets admis sur un site sont soumis à un contrôle visuel.
-
Classe I : les déchets sont stabilisés et
solidifiés s’ils ne le sont pas encore. (Voir paragraphe sur la
stabilisation/solidification). Ils sont ensuite disposés dans des alvéoles
imperméables. Chaque déchet est soumis à une traçabilité scrupuleuse.
-
Classe II et
III : les déchets sont déchargés au fur et à mesure de la progression
du chantier. Un des modes le plus répandu est la reprise par des compacteurs de
40 à 50 tonnes, qui les poussent et les tassent sous leur poids et leurs
passages répétés. Le but est de gagner un maximum de volume.
-
Classe I : les déchets sont recouverts tous
les soirs par des matériaux inertes, afin de limiter les contacts avec
l’environnement (eaux de pluie, oxygène de l’air).
-
Classe II : les alvéoles n’excèdent
pas 5000 m² pour limiter les envols et l’intrusion d’animaux. Les déchets sont
recouverts tous les jours de matériau minéral inerte.
-
Classe III : les déchets admis ne sont
pas recouverts, puisqu’ils sont inertes.
D.
Réaménagement en
fin d’exploitation
-
Classe I : une membrane recouvre les
déchets afin qu’aucun fluide n’entre dans les déchets.
-
Classe II : à la fin de
l’exploitation de chaque alvéole, les déchets compactés sont recouverts d’une
couche de graviers (drainage du gaz), puis d’argile (limitation de la production
de lixiviats dus aux eaux de pluie) et enfin de terre végétale (pour réintégrer
le site dans le milieu naturel). Le biogaz et les lixiviats sont recueillis et
traités.
-
Classe III : les déchets inertes sont
recouverts d’une couche de terre végétale pour une intégration paysagère du
site.
Quelle que
soit la classe du site de stockage, l’exploitant est tenu d’assurer le suivi à
long terme. Les dispositions et contraintes seront plus strictes selon les cas.
III.
Les impacts du stockage
des déchets
A.
Impacts
liés au stockage lui-même
Les sites de stockage
des déchets prennent beaucoup de place. Ils réduisent les surfaces cultivables
lors de l’exploitation et limitent les utilisations futures des sols. En effet,
ceux-ci sont inscrits comme zone non constructible au Plan Local d’Urbanisme
(PLU qui remplace le Plan d’Occupation des Sols : POS) ou plan cadre afin
d’assurer leur traçabilité.
Les utilisations se
limitent donc à un réaménagement en espace vert, à l’implantation de terrains
de sport... Les réalisations sont limitées.
Beaucoup d’impacts
dépendent de la nature du déchet. Ces impacts sont ressentis au niveau du
personnel exploitant les centres de stockage (mais aussi au niveau de la
collecte). On peut distinguer trois natures principales de déchets, en relation
avec leur dangerosité :
Ø Déchets
potentiellement polluants (Classe 1) : Il s’agit des Déchets Ménagers Spéciaux (DMS), des
Déchets Industriels Spéciaux (DIS) dont
les Déchets Toxiques en Quantité Dispersée, de certains déchets agricoles et
des Déchets d’Activités de Soin (DAS).
Ces déchets présentent, selon leur composition, un
risque de toxicité aiguë ou à long terme, d’écotoxicité ou un risque
infectieux. Ils soulèvent donc des difficultés lors de la collecte et du
traitement (CET de classe 1 ou incinération).
Ø
Déchets de nature organique (Classe 2) : Il s’agit
de la fraction organique des déchets ménagers (ordures ménagères) et des
déchets industriels assimilés aux ordures ménagères ou Déchets Industriels
Banals (industries agro-alimentaires principalement), ainsi que des boues
issues de l’assainissement et des déchets d’élevage.
Ce type de déchet présente des
risques sanitaires car ils constituent un substrat pour les micro-organismes
pathogènes, et permettent la prolifération d’animaux vecteurs de maladies tels
que les rats. D’autre part, les fermentations dont ils font l’objet sont à
l’origine d’une pollution olfactive importante. Les déjections d’élevage sont
responsables de l’eutrophisation des cours d’eau en raison de leur teneur
élevée en nitrates.
Ø Déchets
inertes (Classe 3) : Le caractère « inerte » de ces déchets est aujourd’hui remis en
cause, soit parce qu’il s’agit de minerais pauvres contenant encore des métaux
et des minéraux parfois radioactifs, soit parce qu’ils contiennent des déchets
spéciaux mélangés intimement aux gravats (cas des déchets de démolition).
Mais, en plus de la dangerosité chimique,
infectieuse ou radioactive des déchets, il existe un risque physique important
au niveau des déchets : ils peuvent blesser gravement le personnel.
B.
Impacts
liés aux polluants issus des déchets
Il est produit par une fermentation anaérobie de
produits non ligneux, de déchets organiques, de papiers ou cartons, etc. Le
biogaz est composé de méthane (40 à 95 %), de CO2, de H2S et eau
saturée avec en plus des éléments en trace, du dioxygène, diazote, des métaux,
du siloxanes et des organochlorés. Vingt et une fois plus actif que le gaz
carbonique, le méthane contribue très activement à l’effet de serre. Pour
éviter ces nuisances, son élimination est devenue obligatoire.
Il est possible d'en tirer de l'énergie lorsqu'il
est capté à la source. La valorisation principale du biogaz de fait en
chaudière (chaleur) ou pour faire tourner des turbines (électricité). Une
solution reste marginale (législation) à ce jour : l'injection au réseau gaz
naturel.
Les principales causes de pollution dues aux
décharges sont issues des ruissellements qu’elles entraînent. En effet, les
eaux qui ont percolé à travers le massif de déchets sont chargées chimiquement
de substances organiques et minérales. La pollution engendrée par ces lixiviats
est essentiellement organique (DBO5), azotée et environnementale (couleur,
odeur), mais les lixiviats issus des déchets ménagers ne contiennent des métaux
lourds qu’à l’état de traces.
La charge polluante des lixiviats dépend directement
des déchets stockés (lixiviats très toxiques en CET de la classe 1) et de l’âge
des déchets lessivés (plus le déchet est vieux, plus la charge polluante a été
éliminée dans les lixiviats produits et moins les lixiviats seront chargés de
polluant).
C.
Autres
impacts liés au stockage des déchets
a. Transport des déchets vers le site de stockage
Le trafic routier vers et en provenance des CET est
une nuisance pour les populations locales. Faut-il rappeler que le tiers du
trafic français, en distance parcourue, est lié au transport de déchets ?
De plus, la concentration progressive des sites de
traitement, nécessaire pour améliorer les conditions d’exploitation de ces
installations, conduit globalement à accroître le trafic routier. Au trafic des
déchets, il faut aussi ajouter le trafic lié au transport des matériaux
(argile, matériaux de recouvrement...)
La pollution olfactive peut être due à un mauvais
captage du biogaz, aux odeurs d’ordures fraîchement collectées ou au transport.
Les odeurs constituent, de longue date, le principal
motif de plainte du voisinage des CET. Les plaintes peuvent porter sur des
épisodes particulièrement aigus où les odeurs se font sentir à plusieurs
kilomètres ou sur la nuisance régulière et durable. Ces nuisances olfactives
sont, en général, liées à des périodes de vent très faible dans une atmosphère
stable, ce qui se rencontre notamment les matins et les soirs d’été. Ces
nuisances sont alors particulièrement gênantes car elles interviennent à un
moment où les gens souhaitent légitimement pouvoir profiter de leur terrasse ou
de leur jardin.
c. La pollution visuelle, l’intégration paysagère
Rappelons que le paysage est, par définition, ce que
l’on voit. Cette notion est importante lorsque l’on parle de l’insertion
paysagère des CET. Le CET est vécu comme une agression paysagère par la
population. De plus en plus, les sites sont intégrés dans le paysage au cours
de l’exploitation.
A cette pollution visuelle est souvent associée la dévalorisation de
l’image touristique de la commune lorsque celle-ci est pénalisée par la
présence d’un CET. Le CET a mauvaise réputation, et vivre à côté d’un site
d’enfouissement est considéré comme une atteinte à la qualité de vie. Les
riverains stigmatisent la dépréciation foncière de leurs terrains induite par
la proximité des CET.
IV. La réglementation appliquée au stockage des déchets
Ø
La loi du 15 juillet
1975 n° 75-633 : elle pour objectif
principal de généraliser la collecte des ordures ménagères et de traiter les
déchets (banals et dangereux) dans des installations autorisées. Le second
objectif est de développer la récupération et la valorisation des déchets.
Ø
Directive (CEE) n°75-442 du Conseil des
Communautés Européennes du 15 juillet 1975 relative aux déchets. [En ligne le
05/01/2001], adresse URL : http://europa.eu.int/eur-lex/fr/lif/dat/1975/fr_375L0442.html
Ø
Décret n° 77-151 du 7 février 1977 relatif à l’élimination
des déchets par les collectivités locales. in : Code de l’environnement,
Ed. loi et décrets du journal officiel de la république française. pp. 1233.
Ø Résolution du Conseil 90/C/122/02 du 7 mai
1990, sur la politique en matière de déchets. Journal officiel n° C 122 du
18/05/1990. pp. 2-4.
Ø
Directive (CEE) n° 91-156 du Conseil du 18
mars 1991 modifiant la directive 75/442/CEE relative aux déchets. En ligne le 05/01/2001], adresse URL : http://europa.eu.int/eur-lex/fr/lif/dat/1991/fr_391L0156.html
Ø
La loi du 13 juillet
1992 n° 92-646 : elle
fixe des objectifs stricts pour l’an 2002 : la mise en décharge sera
interdite pour tous les déchets non traités. Seront admis en décharge
uniquement les déchets ultimes. La valorisation des déchets devient donc
obligatoire, soit par recyclage, soit par valorisation énergétique
(incinération), soit par réemploi.
Ø
Décret n° 96-1008 du 18 novembre 1996 relatif
aux plans d’élimination des déchets et assimilés. In : Code de
l’environnement, Ed. loi et décrets du journal officiel de la république
française. pp. 1245.
B.
Les
déchets ultimes et autres déchets identifiés
Ø La
circulaire du 9 août 1978 précise un règlement sanitaire départemental type concernant les déchets
médicaux à risques des établissements hospitaliers et assimilés. Elle fait
obligation de procéder à un tri à la source séparant les déchets contaminés et
ceux non contaminés, puis fixe les conditions d’élimination.
Ø La
circulaire du 26 juillet 1991 précise les agréments des
différents procédés de désinfection des déchets contaminés.
Ø Le décret
du 3 février 1993 est relatif aux plans régionaux d’élimination de
déchets contaminés autres que les déchets ménagers et assimilés.
Ø Le décret
du 15 mai 1997 est relatif à la classification des DTQD en déchets
dangereux et à l’identification précise de chaque catégorie de DTQD.
Ø L’avis du
6 juin 1970 du ministre de la Santé relatif à l’élimination des déchets
radioactifs.
Ø L’arrêté
du 10 août 1976 relatif aux rejets d’effluents radioactifs gazeux
provenant des installations nucléaires.
Ø La loi du
30 décembre 1991 relative aux recherches sur la gestion des déchets
radioactifs, conférant notamment à l’Agence Nationale pour la gestion des
Déchets Radioactifs (ANDRA) le statut d’établissement public à caractère
industriel et commercial.
Ø Le décret
et l’arrêté du 22 septembre 1994 relatifs à l’importation, à
l’exportation, au transit ainsi qu’aux échanges de déchets radioactifs entre
Etats membres de l’Union Européenne.
Ø
Le décret du 4 mai 1995 est
relatif aux rejets d’effluents des installations Nucléaires de Base.
Ø
Décret n° 97-517 du 15 mai 1997 relatif à
la classification des déchets dangereux. in : Code de l’environnement, Ed.
loi et décrets du journal officiel de la république française. pp. 1205.
Ø Loi
n°76-663 du 19 juillet 1976 : « installations classées
pour la protection de l’environnement (ICPE) »
Ø
Loi
n°92-646 du 13 juillet 1992, modifiant la loi du 15 juillet 1975 et du 19
juillet 1976 :
La loi du 13 juillet 1992 impose la fermeture des centres d’enfouissement
technique aux déchets bruts à compter du 1er juillet 2002. Seuls les déchets
ultimes y seront acceptés. Le déchet ultime est défini dans cette même loi
comme étant un déchet " résultant ou non du traitement d’un déchet,
qui n’est plus susceptible d’être traité dans les conditions techniques et
économiques du moment... ". Cette définition fait apparaître la
notion d’évolution temporelle, c’est-à-dire qu’un déchet ultime aujourd’hui
pourra ne plus l’être demain.
Ø
Arrêté
du 18 décembre 1992
relatif au stockage de certains déchets industriels spéciaux ultimes et
stabilisés pour les installations existantes. Ces déchets sont acceptés dans
les centres d’enfouissement technique de classe I.
Ø Arrêté
ministériel du 18 février 1994 : « stockage de certain
déchets industriels spéciaux ultimes et stabilisés pour les installations
nouvelles ». Définition des types de déchets spéciaux devant être
stabilisés avant stockage, de la nature des déchets admis et du mode
d’exploitation pour la classe I.
Ø
Arrêté
du 9 septembre 1997 :
« décharges existantes et nouvelles installations de stockage de déchets
ménagers et assimilés ». Réglemente étroitement les conditions
d’exploitation. Cet arrêté définit :
-
Les
déchets admissibles et les déchets non admissibles ;
-
Les
contraintes d’implantation et de localisation des centres d’enfouissement
technique : le site doit être géologiquement et hydrogéologiquement favorable à
son implantation. Il doit comporter une barrière passive, gage d’étanchéité et
de sécurité.
-
Les
conditions d’aménagement du site : le site doit être constitué de casiers,
eux-mêmes subdivisés en alvéoles. Une barrière active doit permettre de
renforcer l’étanchéité de la barrière passive. Il s’agit le plus souvent d’une
géomembrane.
-
Les
modalités d’exploitation : L’exploitant doit faire en sorte que son site
s’intègre favorablement dans le paysage, et la durée de l’exploitation est
limitée.
-
Cet
arrêté renforce les contraintes en matière de rejet des effluents.
-
Augmentation
des contrôles de non-pollution et notamment en ce qui concerne les rejets
aqueux et le biogaz.
-
La
durée de post-exploitation : l’exploitant se doit d’opérer au réaménagement
final de son site. La période de post-exploitation est d’au moins trente ans et
l’exploitant doit fournir des garanties financières.
-
Le
présent arrêté définit également les conditions de mise en conformité des
installations existantes.
Ø
Circulaire n°97-94 du 10 novembre 1997 :
« résorption des décharges brutes ». Introduction d’un nouveau volet
« recensement et résorption des décharges brutes » dans les plans
départementaux d’élimination des déchets ménagers et assimilés.
Ø
Circulaire ministérielle du 28 avril 1998
relative à la définition du déchet ultime. Le Ministre de l’Aménagement du Territoire et de
l’Environnement, par cette circulaire, a modifié cette définition. Ce sont les
différentes composantes du système d’élimination des déchets ménagers et
assimilés qui déterminent, pour un périmètre bien défini, ce qu’est le déchet
ultime. La prise en compte des caractéristiques locales dans la détermination
du déchet ultime, fait qu’un déchet peut être considéré comme ultime dans une
région et ne pas l’être dans une autre.
Ø Arrêté du
30 avril 1998 : « constitution de garanties financières par
les exploitants de décharges ».
Ø Circulaire
DPPR/SDP du 23 avril 1999, modifiant la circulaire du 28 mai 1996 :
« Garanties financières pour les installations de stockage de
déchets ».
Ø Directive
du conseil n°1999/31/CE du 26 avril 1999 :
« mise en décharge des déchets ». Limitation des apports de déchets
biodégradables en décharge : réduction de 25% en 2002, jusqu'à 65% en
2012.
Ø Arrêté du
3 avril 2002 modifiant l’arrêté du 31 décembre 2001 et l’arrêté du 9 septembre
1997 : « décharges existantes et nouvelles
installations de stockage de déchets ménagers et assimilés ». Met à jour
la réglementation des conditions d’aménagement, d’exploitation et de réhabilitation.
Bien entendu cette bibliographie
n’est pas exhaustive !!! La documentation évolue tous les jours.
Ø
ADEME, Déchets
municipaux :les chiffres clés - 2e édition,
plaquette
Ø
Conseil Régional de
l’Environnement et de Nouvelles Energies Ile de France, 1998.-Comprendre l’environnement : les
déchets. document n°3
Ø
Exposition
Sépia, Les déchets : du
tout à la rue à la collecte sélective, 2000.
Ø
« Les déchets,
jeter moins et utile » hors-série juillet 2001, 60 millions de consommateurs,
p.83-96 : trente ans de guerre contre les déchets ; mille et un
gestes pour jeter moins ; triez les premiers ; le recyclage
s’installe dans les mœurs ; encombrantes décharges ; 60 milliards de
francs à trouver ;
Ø
« La gestion
des déchets en France : les évolutions essentielles depuis 1992 »
rapport des assisses de la Baule 2001, ADEME : évolutions marquantes de la
gestion des déchets en France au cours des 10 dernières années ;
Ø
« Déchets
municipaux, la modernisation en marche » numéro spécial juin 1996, la
lettre ADEME : progression des investissements des collectivités locales
dans le domaine de la gestion des déchets municipaux, interrogation sur les
choix technologiques et organisationnels et éléments de réponse pour aider les
collectivités locales à choisir les solutions les plus rationnelles et à
moindre coût ;
Ø
« Les déchets
ménagers spéciaux (DMS) » septembre 1995, étude réalisée pour la
Région Ile de France par O. ARRAULT et A. FRANCONI : typologie,
quantification, et nocivité du gisement, risques encourus, bilan des actions de
collecte et de traitement en Ile de France.
Ø
« 1975-2000 :
Evolution de la gestion des déchets ménagers », septembre 2000,
Réf.3528, ADEME.
Ø
« Vers une
meilleure maîtrise des coûts de gestion des déchets municipaux », avril
2000, Réf. 3557, collection connaître pour agir.
Ø
« Catalogue des
études locales de caractérisation des ordures ménagères », octobre
1999, Réf.3494, collection connaître pour agir.
Ø
« Déchets
industriels banals : quel tonnage ? » avril 1998, Réf. 2445,
ADEME.
Ø
« Déchets
industriels banals : état des lieux et conseils pour la réalisation et
l’exploitation d’un centre de tri » mars 2001, Réf. 3525, ADEME.
C.
Les
déchets ultimes et autres déchets identifiés
Ø
Michel Maes, 1992 – Options déchets – Editions Johanet
Ø ADEME, Les
installations de stockage des déchets ménagers et assimilés, 1999.
Ø
ADEME et BRGM, Guide pour le dimensionnement et la mise en oeuvre
des couvertures de sites de stockage de déchets ménagers et assimilés, 2001.
Ø
IGE, Installations de stockage de déchets ménagers et
assimilés, 2002.
Ø
MATE, Guide technique relatif aux installations de stockage
de déchets inertes, 2001.
Ø TSM, La
décharge a un avenir, numéro 1.janvier 2000 95e année.
Ø FNADE, les
centres de stockage, fiche du 15/10/2000.
E.
Autres
documents importants
Ø
ADEME, 1997.- Analyse et
caractérisation des déchets industriels. Paris, Ed. ADEME, 142 p.
Ø
ADEME, CCIP, AESN, CRCI ILE DE France, ORDIF, AFINEGE, 1997.- Guide
de l’entreprise, gestion des déchets en Ile-de-France. Paris, Ed. ADEME, 227 p.
Ø
ADEME, 1998.- Guide des déchets de
chantiers de bâtiment. Angers,
Ed. ADEME, 105 p.
Ø
ADEME, 1998.- Le marché des
activités liées aux déchets. Situation 1997 et perspective 1998/1999. Paris, Ed. ADEME, 165 p.
Ø
ADEME, 1998.- Valorisation matière
de déchets industriels dangereux et non dangereux en centres collectifs. Angers, Ed. ADEME, 227 p.
Ø
ADEME, 1999.- Déchets des
professionnels et déchetteries des collectivités. Angers, Ed. ADEME, 84 p.
Ø
ADEME, 1999.- Entreprises, vos
déchets ne sont pas une fatalité… Maîtrisez-les! Angers, Ed. ADEME, 108 p.
Ø
ADEME, 2000.- Annuaire et
cartographie des déchets. [CD-ROM], Edition 2 –mai 2000.
Ø
ADEME, 2000.- Déchets
municipaux : les chiffres clés 2° édition. Paris, Ed. ADEME, 12 p.
Ø
ADEME, 2000.- Modalités
générales des aides à la gestion des déchets municipaux. [En ligne
le 05/01/2001], adresse URL : http://www.cercle-recyclage.asso.fr/tele/dossiers/activite99.PDF
Ø
ADEME, 2000 d.- Chapitre 10 : Les
déchets. In Rapport d’activité de l’ADEME 1999. Paris, Ed. ADEME, pp 194-210.
Ø
BERTOLINI (G.), 1995.- La double vie de l’emballage. Paris.
Ed. Economica, Coll. poche environnement. 111 p.
Ø
BERTOLINI (G.), 1996.- Déchets mode d’EMPLOI. Paris,
Ed. Economica, Coll. environnement et écologie industriels, 168 p.
Ø
BERTOLINI (G.), 2000.- Le minimalisme :
concept et pratiques d’éco-consommation. Paris, Ed. Economica, Coll. Environnement et écologie industriels,
100p.
Ø
CERCLE NATIONAL DU RECYCLAGE, 2000.-Réflexions
sur le rapport d’activité d’éco-emballages exercice 1999. [En ligne le
5/01/2001], adresse URL : http://www.cercle-recyclage.asso.fr/tele/dossiers/activite99.PDF
Ø
COURTINE (D.), 1996.- Décharge
proscrite. Paris. Ed Economica, Coll. poche environnement, 111p.
Ø
DESACHY (C.), 2001.- Les déchets.
Sensibilisation à une gestion écologique. Paris, Ed. Technique &
documentation Lavoisier, Coll. AGHTM, 70 p.
Ø
DE SADELEER (N.), 1995.- Le droit communautaire et les
déchets. Paris, Ed. L.G.D.J. et Bruxelles, Ed. Bruylant, 671 p.
Ø
DUVERNEUIL (P.), FENOUILLET (B.) et CHAFFOT
(C.), 1997.-Récupération des métaux lourds dans les déchets et boues issues
des traitements des effluents. Paris, Ed Lavoisier Tec&Doc. 134 p.
Ø
ECO-EMBALLAGES, 30/12/2000.- Participer au
tri, guide et fiches pratiques. [En
ligne le 28/12/2000], adresse URL : http://www.ecoemballages.fr/participe/participe_4_1.htm
Ø
GELOSI (S.) et GIUBILEÏ (L.), 1994.- Guide
juridique et pratique de la gestion des déchets ménagers. Ed. De Vecchi,
Coll. CSCV-De Vecchi, 217 p.
Ø
GRAINDORGE (J.), 1998.- La gestion
globale et maîtrisée des déchets ménagers. Voiron, Ed. Territoriales, Coll.
L’essentiel sur, 79 p.
Ø
I.F.E.N. (1999).- L’environnement en
France. Paris. Ed. La découverte, pp. 183-192.
Ø
LETANG (S.), 1997.- Bilan des plans
départementaux d’élimination des déchets. Paris, Ed. ADEME, 94 p.
Ø
M.A.T.E. (2000).- Réponse au questionnaire sur le
projet de loi de finances pour 2001. Paris, Ed. M.A.T.E. / A.D.E.M.E.
Question 31, 32 et 33.
Ø
MAYSTRE (L. Y.) et al., 1994.- Déchets
urbains nature et caractérisation. Lausanne, Ed. Presses polytechniques et
universitaires romandes, Coll. Gérer l’environnement, 220 p.
Ø
RENAUX (G.), 1993.-La politique européenne
des déchets, étude rédigée par le club de Bruxelles, 211p.
Ø
SILGUY (C. de), 1996.- Histoire des hommes et
de leurs ordures. Paris, Ed. Le cherche midi, Coll. Documents, 225 p.
Ø
TOFFLER (A.), 1970.- Le choc du Futur. Paris, Ed. Denoël, pp. 73.
Ø
VOYNET (D.), 2000.- Communiqué de presse
du Ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement datée : 15
avril 2000. [En ligne le 28/12/2000], adresse URL : www.environnement.gouv.fr/actua/com2000/avril/17-bilan-97-2000.htm