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DECHETS : LEXIQUE

Bassin de décantation : En séjournant un temps dans ce bassin, polluée issue du processus de valorisation des déchets va se débarrasser de ses impuretés en les laissant se déposer au fond du bassin.

Biogaz : gaz résultant de la fermentation des déchets mis en décharge (50% de méthane en général - 35% de dioxyde de carbone - 15% d'azote).

Cendres volantes : Particules solides entraînées par les gaz de combustion des déchets du fait de leur faible densité.

Centre de stockage de classe I : selon la réglementation française, centre d'enfouissement accueillant les déchets industriels spéciaux et les déchets ultimes (déchets minéraux, résidus des fumées d'incinération des ordures ménagères… également appelé centre de stockage de déchets ultimes : CSDU).

Centre de stockage de classe II : site de stockage des ordures ménagères (OM) et des déchets industriels banals (DIB), on parle également de centre d'enfouissement technique de ces déchets (CET).

Centre de stockage de classe III : site de stockage des déchets inertes.

Centre de stockage des déchets (CSD) : terminologie de la réglementation française, synonyme de décharge contrôlée (ou CET, centre d'enfouissement technique). Les CSD vont devenir des CSDU

Centre de tri : unité de tri spécifique des déchets après collecte.

Certification ISO 14001 : La norme ISO 14001 définit le niveau d'exigence pour la protection de l'environnement dans un cadre de référence international. Elle traduit la recherche d'une maîtrise des impacts environnementaux de l'activité et certifie la validité du système de management environnemental mis en œuvre. Le système de management environnemental (SME) est l'ensemble des structures opérationnelles, des procédures et des ressources mis en place pour évaluer, mettre en œuvre et suivre une politique de gestion par le risque des incidences environnementales de l'entreprise.

Cogénération : Ce procédé permet la récupération de l’énergie (la chaleur) dégagée par la combustion des déchets et sa valorisation simultanée sous forme de deux énergies utiles : la vapeur et l’électricité.

Collecte sélective : toute collecte qui sépare des ordures ménagères, un certain type de déchet en vue de sa valorisation.

Compost : Le compost est un mélange de déchets organiques, de matières calcaires, de terre, etc., qui après fermentation, fournit un excellent engrais.

Compostage : Le compostage utilise la fermentation des ordures ménagères pour préparer un compost utilisable en agriculture (comme engrais). Le compostage, c’est donc un moyen naturel de recycler. Les résidus alimentaires, les feuilles, les résidus de jardinage, le papier, le bois, le fumier et les résidus agricoles sont d’excellentes matières organiques qui se prêtent bien au compostage. On estime que près de la moitié des déchets habituels peuvent être utilisés pour le compostage ! L’aération et l’humidité sont deux éléments indispensables pour entretenir les conditions d'une bonne fermentation : présence d'oxygène et bonne température. Le compostage peut être fait chez soi, à petite échelle, ou à très grande échelle, avec des procédés industriels. Dans ce cas, il faut d'abord trier les déchets, et les broyer avant de commencer. Le compostage permet donc : de réduire la quantité de déchets mis en décharge, de produire un excellent engrais d'une grande souplesse d'utilisation : il peut se faire avec beaucoup ou peu de déchets.

DAS : déchets des activités de soins, comprenant les déchets hospitaliers (DH).

Décharge : Une décharge est une installation aménagée pour entreposer des déchets. Les décharges sauvages (déversement direct des ordures, soit sur le sol, soit dans un trou ou une ancienne carrière, sans aucun contrôle ni gestion) sont rigoureusement interdites ! En effet, il est nécessaire d'éviter les réels risques d’incendies et tous les inconvénients qui en résultent : aspect repoussant, mauvaises odeurs, pullulation des rongeurs et des insectes, pollution de l’air, des eaux et du sol, etc.

Décharge contrôlée : La méthode de la décharge contrôlée évite normalement les inconvénients majeurs de pollution et de risques. Les ordures sont mises en décharge et recouvertes ensuite d’une couche de terre. La fermentation des déchets se fait alors sous terre, grâce à l’air contenu dans les ordures versées en vrac. La couche de couverture les préserve des rats, des oiseaux et des insectes ; elle permet aussi le maintien de l’humidité nécessaire à la fermentation. Bien que les risques de nuisance soient beaucoup moins importants, ce n'est pas une solution idéale. Il faut réaliser une enquête géologique : étudier la structure du sol, pour éviter la pollution des nappes souterraines par l’infiltration des eaux de pluie. Il s’agit d’une installation classée pour la protection de l’environnement, et qui a donc besoin d'une autorisation administrative.

Déchet ultime : déchet, résultant ou non d'un traitement, qui n'est plus susceptible d'être traité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par la réduction de son caractère polluant ou dangereux (souvent, mais pas forcément, un "déchet de déchet"), ils sont donc en bout de chaîne de tri, de recyclage, de traitement

Déchets (Industriels) Inertes : Il s'agit des déchets qui n'évoluent pas avec le temps (on dit qu'ils sont stables) et qui ne polluent pas le sol ou les eaux d'infiltration : déchet non toxique, non biodégradable, très peu soluble dans l'eau, non oxydable. Ce sont par exemple des gravats de démolition, des déchets de carrière, etc.

Déchets : On appelle déchet beaucoup de choses, aussi bien produites par l'industrie que par nous-mêmes dans notre vie quotidienne. Il s'agit de tout résidu d'un processus de production, de transformation ou d'utilisation, toute substance, matériau, produit abandonné. Bref, il s'agit de tout ce que l'on jette.

Déchets Industriels Banals (DIB) : Il s'agit de déchets industriels qui ne sont ni des déchets industriels spéciaux, ni des inertes. Ce sont des embalIages, des déchets de cantine, des résidus de nettoyage et d'entretien, des déchets de bureau, des loupés et des rebuts de production.

Déchets Industriels Spéciaux (DIS) : Il s'agit des déchets contenant des polluants particuliers représentant un danger ( dangereux ou toxiques ) pour l'homme ou l'environnement.

Déchetterie. : La mise en Déchetterie se fait pour recueillir les déchets des ménages, qui ne peuvent être mis dans les poubelles habituelles, soit à cause de leur taille, soit à cause du caractère toxique ou dangereux des déchets (piles boutons, huiles de vidanges...). Cela concerne aussi les déchets industriels banals. La Déchetterie est un espace aménagé, fermé et contrôlé, où tout le monde peut déposer ses déchets encombrants et gravats, ainsi que les déchets recyclables (verres, cartons et papiers, bois, huiles de vidanges, etc.) ou spéciaux. Les piles boutons sont le plus souvent recueillies dans une petite boîte placée dans le poste de surveillance. Les déchets ainsi triés sont ensuite soit valorisés, soit traités dans des centres adaptés.

DIREN : Directions Régionales de l'Environnement. Créées en 1991, les DIREN dépendent du Ministère de l'Environnement. Elles ont pour mission : la connaissance de l'environnement, l'application des législations en matière d'environnement, l'animation et la promotion des politiques en matière d'environnement. Par exemple, elles sont chargées du classement des sites (réserve, ...) ou de l'annonce des crues; elles assurent la coordination de la politique de l'eau.

DMS : déchets ménagers spéciaux.

Effluents : Fluide résiduaire, traité ou non traité, d'origine agricole, industrielle ou urbaine, rejeté directement ou indirectement dans l'environnement à l'état gazeux, liquide ou solide.

Electrofiltres : Ils constituent un élément clé du système de dépollution des fumées rejetées dans l’atmosphère par les usines d’incinération. Tel un aspirateur, l’électrofiltre va retenir les poussières contenues dans la fumée, par l’action de champs électriques puissants. Electrisées, les particules de cendres vont être attirées par des plaques vibrantes et dirigées au fond du filtre, où elles seront récupérées. A l’issue de ce "dépoussiérage", 98 % du travail de dépollution est déjà effectué.

Etude d'impact : Etude qui prend en compte les préoccupations de protection de la nature et de l'environnement lors de l'élaboration d'un projet (construction d'usines, de tunnels...).

Gaz polluants : Il existe beaucoup de gaz polluants et toxiques issus couramment des automobiles, mais aussi des usines d'incinération des déchets. En voici quelques uns :

Groupe turboalternalteur : Groupe générateur d'électricité composé d'une turbine à vapeur associée à un alternateur. Le groupe turboalternateur, installé au cœur de l’usine d’incinération, a été dimensionné pour turbiner toute la vapeur produite par l’usine d'incinération sur laquelle il est installé. Il fait subir deux types de transformation à la vapeur à 27 bars/330°C issue des fours chaudières. Après passage dans la turbine haute pression, celle-ci pourra être utilisée dans le process et chauffer l’usine ou être vendue à 14 bars de pression à des clients industriels. Le solde de la vapeur après passage dans la turbine basse pression sera condensée. Cette transformation d’énergie thermique en énergie mécanique transmise à l’alternateur permettra de produire de l’électricité qui sera consommée par l'usine ou revendue à l'Electricité de France.

Incinération : Il s'agit de brûler les ordures : c'est un moyen particulièrement commode d’élimination des résidus urbains. Les déchets des ménages (ceux de tous les jours) sont pourtant un combustible relativement médiocre : ils brûlent assez mal car ils dégagent des fumées et des odeurs ; il faut prendre des précautions pour éviter la pollution atmosphérique. Pour que l’incinération des ordures soit convenablement réalisée, il faut notamment sécher les déchets sur une grille spéciale avant de commencer. Une fois la combustion complète , il y a récupération des mâchefers (déchets métalliques), et épuration des fumées. La température idéale de combustion se situe aux environs de 900 °C. En dessous de 900°C, tout ne brûle pas, et l'on peut sentir des odeurs désagréables. Au delà de 900°C, le matériel utilisé s'abîme rapidement ! La chaleur de la combustion peut être récupérée, soit pour du chauffage soit pour produire de l'électricité.

Lixiviats : eau chargée de polluants organiques ou minéraux après contact avec des déchets mis en décharge.

Mâchefer : Sous-produits de l’incinération des déchets, les mâchefers constituent la partie minérale des résidus. Une fois déferraillé et calibré, c’est un matériau utilisable sur un grand nombre de travaux public nécessitant d’importants remblais. Son prix très compétitif et la limitation du recours aux granulats naturels illustrent parfaitement l’intérêt de ces produits issus du recyclage.

Nappe phréatique : Nappe d’eau douce souterraine qui alimente les sources.

Ordures ménagères (OM) : déchets issus de l'activité quotidienne des ménages et pouvant être pris en compte par la collecte traditionnelle ou sélective.

Récupération : La récupération consiste à sortir le déchet de son circuit traditionnel de collecte ou de traitement. Par exemple, c'est le cas des bouteilles de verre ou des journaux que l'on met dans des conteneurs spéciaux. La récupération nécessite donc une collecte séparée après un tri préalable effectuée par les personnes chez elles ou par les entreprises. Cette collecte séparée fait le plus souvent appel à la bonne volonté de tous : il faut se déplacer jusqu'à un conteneur. Dans certaines communes, des bacs sont mis à disposition des habitants, et la collecte habituelle des ordures ménagères prévoit de collecter ces déchets de manière séparée (plastiques, verre, papier..) : c'est un tri avant le tri !

Recyclage: Réintroduction directe d'un déchet dans le cycle de production dont il est issu en remplacement total ou partiel d'une matière neuve. Par exemple : refondre des bouteilles cassées pour en faire des neuves. Les journaux, les magazines, le verre peuvent être recyclés si leur collecte est assurée de façon sélective. Produits textiles et matières fermentescibles ne peuvent être recyclés mais peuvent être réutilisés.

Réemploi : nouvel emploi du déchet pour un usage analogue. Par exemple : les bouteilles consignées et réutilisées.

REFIOM : résidus d'épuration des fumées d'incinération des ordures ménagères.

Régénération : procédé physique ou chimique qui redonne au déchet les caractéristiques permettant de l'utiliser en remplacement d'une matière première neuve. Par exemple : papier recyclé et régénéré par le désencrage.

Réutilisation : utilisation du déchet pour un usage différent. Par exemple : les pneus pour protéger la coque des chalutiers ou la protection des géomembranes dans les centres d'enfouissement de déchets.

SIOM : Syndicat intercommunal des ordures ménagères (France).

Thermolyse : appelée aussi pyrolyse (la différence entre les deux termes tient à une différence de chauffage), est la décomposition thermique d'un produit, dans le but d'obtenir un coke et des gaz. Cela s'effectue à température relativement modérée par rapport à l'incinération (450 à 750°C) en absence d'air au cours duquel les matières organiques sont décomposées en solide (semi-coke) et en gaz. Lors de ce traitement, les conditions sont réunies pour détruire les dioxines éventuellement présentes dans les déchets. Après thermolyse, le gaz et le combustible solide sont alors brûlés ou gazéifiés dans un four à haute température (1300 à 1500°C) où les cendres sont vitrifiées. La thermolyse permet d'obtenir : un recyclage maximal de produits directement réutilisables (sous forme d'énergie), ni cendres ni mâchefers, seulement 1% de déchets ultimes avec possibilité de les vitrifier, une réduction de la pollution atmosphérique (avec la haute température il n'y a ni imbrûlés ni monoxyde de carbone ni dioxines. Les unités de thermolyse sont fabriquées avec des capacités à partir de 20.000 T /an jusqu'à 300.000 T/an, une souplesse d'utilisation : les capacités de traitement sont variables selon les besoins, de 1 à 5.

Traitement : réduction, dans des conditions contrôlées, du potentiel polluant initial des déchets et/ou des flux de déchets à mettre en décharge.

Trémie : Ce grand réservoir en forme de pyramide inversée permet d’alimenter en déchets les groupes fours/chaudières.

Tri à la source : séparation des déchets par type de matériau réalisé par le particulier ou les employés de collecte.

UIOM : unité d'incinération d'ordures ménagères (ou incinérateur).

Valorisation : La valorisation consiste à redonner une valeur marchande aux déchets par divers moyens :

Valorisation biologique (ou agronomique) : compostage, co-compostage

Valorisation énergétique : incinération des déchets pour récupérer les calories qu'ils contiennent, ce qui permet de produire de l'énergie.

Valorisation matière : tri, recyclage.

Vide de fouille : espace encore disponible pour le stockage des déchets.