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L'Association Française de l'Hydrogène (AFH2)
Pollutec
2001 - Stand 2F10
C'est face à la
pollution croissante des villes, au problème préoccupant de l'effet de serre et
à l'impossibilité pratique de stocker les énergies non fossiles que
l'Association Française de l'Hydrogène (AFH2) a été créée. Elle
réunit des institutions, des laboratoires, des entreprises et des spécialistes
en vue de promouvoir de développement et l'utilisation de l'hydrogène en tant
que carburant qui va jouer un rôle essentiel dans les systèmes énergétiques du
futur. Cette association est membre de l'European Hydrogen Association.
AFH2
joue un rôle d'informateur par des échanges et actions diverses entre ses
membres, mais aussi auprès des élus et les administrations, des industriels et
du public à travers les médias, des conférences ou des expositions.
Les domaines de
prédilection de AFH2 sont les suivants : la production de diverses
sources d'énergie primaire et leur impact sur l'environnement, les modes de
distribution et de stockage de l'hydrogène, les procédés d'utilisation
(combustion et production directe d'électricité), les applications à l'habitat,
au transport et à l'industrie mais aussi la sécurité et la réglementation
associée à ces activités.
Les transports
sont responsables d'une grande production de CO2. Alors que les
transports en commun de plusieurs pays roulent à l'hydrogène (prototypes
fonctionnant avec des piles à combustible), la France reste en retard. Des
projets sont aussi à l'étude pour l'aviation.
Le logement et
l'industrie participent aussi à la production mondiale de CO2. Dans
certains pays, l'hydrogène est injectée dans le réseau de gaz naturel pour
diminuer les émissions en gaz à effet de serre. De plus, les progrès des piles
à combustibles (réaction électrochimique de l'hydrogène avec l'oxygène qui
produit de l'énergie) et des turbines à gaz spécifiques permettront la
cogénération de chaleur et d'électricité sur des sites de tailles variées et
conduiront à des rendements améliorés.
Mais pour
produire de l'hydrogène, des centrales de production ont le choix entre
reformer des énergies fossiles ou de biomasse (biogaz par exemple), avec le
souci de minimiser les rejets ou les retenir (injection dans des couches
sédimentaires profondes); faire une électrolyse de l'eau à l'aide d'énergies
renouvelables (hydraulique, éolienne, photovoltaïque ou géothermique); ou par
dissociation thermochimique de l'eau avec des réacteurs nucléaires à haute
température spécialisés (ce débat reste ouvert compte tenu des impacts de cette
technique sur l'environnement).
Le problème
rencontré par les chercheurs n'est pas les lobbies pétroliers comme nous
pouvions le penser, puisque des compagnies comme Shell investissent dans cette
voie, mais la réglementation qui considère l'hydrogène comme produit chimique
dangereux et non comme source d'énergie. Les contraintes liées au transport et
au stockage de cette matière devraient être, selon AFH2, fonction du
volume transporté (une pile à combustible pour véhicule particulier nécessite
une quantité minime d'hydrogène). Cette barrière législative ne contribue donc
pas à la diminution des coûts de production de l'hydrogène.
Pour sécuriser le
problème du stockage de l'hydrogène, de nombreuses recherches, soutenues par
l'AFH2, sont donc mises en œuvre dans ce secteur, notamment avec des
réservoirs cryogéniques à hydrogène liquide ou à très haute pression (700 bar)
ainsi que des hydrures ou nanotubes de carbone. L'hydrogène reste de toute
façon le vecteur d'énergie de demain.