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Note : 18/20
TECHNIQUES ANALYTIQUES
MICROANALYSE DES INCLUSIONS FLUIDES ET VITREUSES.
MICROSONDE ELECTRONIQUE ET MICROSONDE NUCLEAIRE.
Julien
BERTHOLON
Licence
Sciences de la Terre - Université de Cergy-Pontoise - Janvier 2001

Nous allons
présenter, au cours de ce rapport, deux techniques d'analyses complémentaires
adaptées à la résolution d'un problème géologique précis : l'analyse
d'inclusions fluides et vitreuses.
Dans un premier
temps, nous présenterons notre problème géologique puis montrerons les
différentes techniques d'analyse qui ont permis d'en extraire les premiers
résultats. Enfin, dans une troisième partie, nous présenterons ces résultats.
I.Etude des inclusions
fluides et vitreuses dans les minéraux
Les inclusions
fluides et vitreuses sont de petites gouttelettes de magma (non pour les fluides) piégées dans les minéraux lors
de leur croissance en pression et en température (?)
au sein des conduits magmatiques ou dans le manteau supérieur. Selon la nature
de la phase piégée, phase fluide (exemple CO2, H2O) ou de liquide silicaté,
elles sont dites fluides ou vitreuses (préservées à l’état vitreux après
trempe), elles peuvent être aussi multi-phasées. Par la composition chimique de
ces inclusions et leurs pressions et températures de piégeage, nous pouvons
reconstituer partiellement l’histoire du magma et de sa progression à travers
la lithosphère jusqu’à la surface terrestre et en déduire le contexte de
formation de la roche (magma intrusif, extrusif, refroidissement lent ou
rapide…). En effet, isolées de l'environnement extérieur, ces inclusions ont
conservé des données sur leur formation (Non sur les
conditions, piégeage pendant la formation du cristal). Ces inclusions
permettent donc un accès aux abondances pré-éruptives des constituants
volatils.
Le schéma
ci-dessous nous montre les différentes catégories d'inclusion selon le
refroidissement lent ou rapide. Par une étude plus poussée, nous pouvons mettre
en évidence une zonation de minéraux au sein même d'une inclusion.

De manière
générale, les roches contiennent plusieurs générations d'inclusions fluides
dont ne rendent pas compte les méthodes d'analyses globales, basées sur le
broyage de l'échantillon. Pour retracer l'évolution du système fluide-roche au
cours du temps, il est nécessaire de pouvoir analyser ponctuellement et
quantitativement chaque population d'inclusions fluides. (Bien) Par exemple, dans des terrains basaltiques du
miocène, nous trouvons des reliques d'olivine dans des phénocristaux de
clinopyroxène. Il existe une multitude d'inclusions différentes dans des
minéraux différents. L'inclusion (quel type ?)
est analysée par microsonde électronique (imprécis,
bien différencier IF et IV et les methodes d’analyse : IF pas avec la
microsonde electronique) pour en déterminer les éléments majeurs puis par
microsonde nucléaire pour étudier les éléments en trace et en effectuer un
profil de concentration. Le but est de déterminer s'il existe une zonation des
constituants au sein même de l'inclusion en établissant ce profil de
concentration. (Bonne Introduction)

II.La microsonde
électronique
Une microsonde
électronique est un dispositif d'analyse dans lequel la surface polie d'un échantillon,
bombardée par un faisceau d'électrons, émet des rayons X dont l'intensité est
mesurée grâce à un compteur (détecteur), et sa longueur d'onde connue par
réfraction sur un cristal d'orientation variable conformément à la loi de
Bragg.

Cette technique
est particulièrement adaptée pour l'analyse d'éléments majeurs dans une roche.
Nous allons soumettre notre échantillon (Quel type,
minéral, IV ?) à une microsonde électronique pour connaître sa
composition.
1.Détermination
des constituants
Un faisceau
d'électrons bombarde l'échantillon et les atomes de ce dernier, excités,
émettent des rayons X. Chaque atome émet des rayons X de longueur d'onde précise.
Nous pouvons donc, à partir des pics d'énergie mis en évidence, déterminer la
présence d'un atome particulier source de ce pic : à chaque pic correspond un
atome dans la limite de résolution en énergie.
Le problème
principal de cette résolution en énergie est qu'un pic d'énergie possède une
certaine largeur et certains éléments peuvent se confondre dans un même pic (Pour votre problème géol, vous avez un exemple ?).
Pour résoudre ce problème, nous avons le choix entre : sélectionner une
longueur d'onde et mesurer les pics correspondants (dans ce cas le signal
risque d'être trop faible par rapport au bruit pour être détecté : c'est le
principe du seuil d'énergie) ou rester dans le cadre de la multitude de
longueurs d'onde et risquer de ne pas pouvoir séparer deux ou plusieurs
constituants d'un même pic d'énergie. Nous pouvons combiner ces méthodes pour
tel ou tel élément.
2.Quantification
des constituants
La seconde étape
est de quantifier la concentration de ces atomes dans l'échantillon. Le principe
est de compter les rayons X émis pour un pic d'énergie précis. En effet, à
chaque pic est associé une hauteur, c'est le nombre de coups émis pendant une
seconde. Cependant, pour calibrer la relation intensité-concentration, il faut
utiliser un standard proche de l'échantillon : pour une concentration connue,
nous avons une intensité de pic bien définie. Dans notre cas, nous utiliserons
un standard interne à notre échantillon pour pouvoir négliger l'effet de
matrice et l'effet de surface (qui seraient différents entre le standard et
l'échantillon) principales sources d'erreurs lors des analyses. Le chlore,
élément ubiquiste (qui est présent partout à la fois) des fluides crustaux et
déterminé en routine par microthermométrie, peut être utilisé comme standard
interne pour estimer les concentrations. Nous pouvons également utiliser le
calcium. Nous avons donc la composition de notre échantillon en éléments
majeurs. (Bien)

Plus un élément
est concentré dans l'échantillon, plus son pic d'énergie aura une hauteur
importante. Mais le problème principal rencontré à ce niveau est lié au seuil
de détection : il faut qu'un élément ait une hauteur de pic suffisante pour
pouvoir le discerner du bruit enregistré par le détecteur. C'est pour cela que
cette méthode ne nous permet pas de déterminer les éléments qui ont une faible
concentration (éléments en trace).
Ainsi par la
technique de la microsonde électronique, nous avons pu déterminer la
composition de notre échantillon en éléments majeurs (Cl, K, Ca, Mn, Fe). Pour
étudier les inclusions de notre roche, nous allons passer par une méthode
beaucoup plus précise (moyen) et beaucoup plus
sensible qui nous permettra de déterminer les éléments en trace et de faire un
profil de concentration de ces éléments au sein de l'inclusion.
III.La microsonde
nucléaire


Dans une
microsonde nucléaire, le faisceau de particules n'est plus constitué
d'électrons mais de protons, deutons ou hélions. Il est délivré par un
accélérateur de particules, ou cyclotron, puis focalisé par différents systèmes
de lentilles sur l'échantillon placé en chambre d'analyse sous vide poussé.
L'échantillon excité émets différents types de rayons ou particules : rayons X,
protons rétrodiffusés ou rayons g . Des détecteurs sont placés à proximité de
l'échantillon et ces rayons sont analysés. L'avantage de la microsonde
nucléaire est que son application est non destructive. En effet, le pouvoir
pénétrant des particules utilisées contribue à ne pas détruire l'échantillon.
Nous pouvons donc analyser les inclusions fluides et phases solides dans des
roches ou autres matériaux précieux. (Tu oublies aussi
le fort pouvoir pénétrateur qui permet l’étude d’inclusions à plusieurs
micromètres de profondeur !)

1.L'analyse
des rayons X : méthode PIXE.
La méthode PIXE (Particules
induced X-ray emission) est l'étude de l'ionisation des atomes cibles (de
l'échantillon) résultant de l'interaction entre les particules incidentes et le
cortège électronique des atomes : le retour à l'état fondamental se traduit par
l'émission de différents rayonnements (X, UV, IR…) que nous étudions
(principalement les photons X émis).
Le PIXE est une
méthode dédiée à l'étude des éléments mineurs ou en trace (Ti, Cr, Ni, Cu, Zn,
As, Br, Rb, Sr, Zr, Ba, Pb, Th, U) pour des éléments de numéro atomique
Z>11. On obtient des spectres d'émission sur lesquels apparaissent des pics
caractéristiques de chaque élément. L'émission d'éléments légers comme P, S, Cl
ou encore Ca sera favorisée pour des énergies de protons incidents entre 1,5 et
1,7 MeV alors que pour des éléments plus lourds, les énergies doivent être
supérieures ou égales à 2,5-3,0 MeV. Pour déterminer tous les éléments présents
dans l'échantillon, nous faisons varier les énergies du faisceau incident. Les
protons d'une énergie voisine du Mev pénètrent à quelques microns de profondeur
dans un minéral. On peut donc déterminer la composition des différentes phases
d'une inclusion in situ sans la détruire. Cette méthode possède une limite de
détection d'environ 0,2 ppm. Le seuil de détection minimum dans les matrices
les plus légères est de 1 à 2 ppm alors que dans des matériaux comme le diamant,
elle est de 0,1 ppm. Pour une analyse de haute résolution, nous utilisons un
faisceau de 1,8 à 2 µm à 10 nA, idéal pour des applications d'imagerie (ce qui
nous intéresse pour effectuer des cartes de notre échantillon). Nous pouvons
donc avoir une image fine et précise des éléments en trace.
La détermination
quantitative des teneurs élémentaires d'un échantillon à partir du spectre X se
fait en général à partir d'un standard interne qui permet de négliger les
effets de surface et de matrice, la géométrie de la détection, la fluctuation
du faisceau incident… Nous en connaissons la concentration et nous pouvons
alors déterminer celle des nouveaux éléments ici mis en évidence. Nous sommes
dans le même cas que la microsonde électronique.

Afin de mettre en
évidence les éléments en trace de l'échantillon, nous utilisons un faisceau de
protons : le phénomène de Bremstrahlung (interférences produites par la décélération
des particules) est alors réduit. En effet, les protons qui ont une masse plus
importante que les électrons utilisés par la méthode de la microsonde
électronique ralentissent moins et produisent donc moins d'interférence. Les
protons sont très peu diffusés lorsqu'ils rentrent en contact avec
l'échantillon (contrairement aux électrons). Les signaux des éléments en trace
ne sont plus confondus dans le bruit puisque nous avons, par cette méthode,
réduit le bruit. Cette caractéristique est à la base de la bonne résolution
spatiale (?) de cette méthode bien qu'il faille
faire attention à l'arrêt du faisceau de particules après la traversée de
l'échantillon. Un autre problème est lié à la préparation de l'échantillon
(lame mince de quelques microns) qui reste délicate à réaliser.
2.L'analyse
des particules rétrodiffusées : méthode RBS ou ERDA.
Les méthodes RBS
(Rutherford backscattering spectroscopy) et ERDA (Elastic recoil
detection analysis) sont deux méthodes qui font appel au mécanisme de
diffusion élastique. En effet, lorsqu'une particule est envoyée sur un atome,
cette particule entre en collision et rebondit sur l'atome cible. La perte
d'énergie lors de la collision est caractéristique de la masse, de l'énergie et
de la charge de la particule incidente ainsi que de la masse du noyau cible et
de l'angle de diffusion. Les variations de vitesse des atomes de l'échantillon
et du faisceau de particules sont fonction des masses des différentes
particules ainsi que de l'angle de diffusion entre la particule incidente et la
même particule rétrodiffusée. L'énergie des particules rétrodiffusées permet
théoriquement l'identification des atomes cibles. Mais l'identification de ces
atomes n'est possible que si la différence d'énergie entre le faisceau de
particules et l'atome cible est suffisamment grande.

Le spectre obtenu
par cette méthode est constitué d'une succession de pics étroits pour un
échantillon mince et d'une succession de marches si la cible est épaisse. En
effet, l'énergie du faisceau incident diminue en fonction de la profondeur de
l'échantillon. La hauteur du pic est fonction de la concentration de l'élément
percuté par le faisceau et nous pouvons donc par cette méthode réaliser le
profil de concentration d'un élément donné selon la profondeur de l'échantillon
(résolution de 10 nm environ). Cette méthode s'applique particulièrement bien à
l'analyse des éléments lourds dans un substrat léger.
Nous pouvons
aussi détecter, non pas la particule rétrodiffusée mais le noyau de recul (le
noyau cible), dans le cas d'un noyau cible léger et d'un projectile plus lourd,
en se plaçant soit en géométrie rasante soit en transmission (cas des cibles
minces). Cette technique de l'ERDA est utilisée, notamment, pour l'analyse de
l'hydrogène et du deutérium, avec des hélions. Nous l'utilisons assez peu en
géochimie des inclusions.
3.L'analyse
des réactions nucléaires : méthode PIGE ou NRA.
La méthode PIGE (Particule
induced gamma-ray emission) est l'analyse du rayonnement g produit par
la désexcitation soit d'un noyau cible, soit d'un noyau résiduel formé lors
d'une réaction nucléaire. Dès lors qu’une particule chargée a une énergie suffisante
pour vaincre la répulsion coulombienne (répulsion électrostatique qu'oppose le
noyau) et que le paramètre d ’impact est proche de zéro, elle peut pénétrer
dans le noyau de l’atome et donner lieu à une réaction nucléaire. Les réactions
nucléaires sont particulièrement utiles pour doser les éléments légers compris
entre le lithium et le soufre avec une sensibilité de quelques dizaines de ppm.
Si l'énergie cinétique de la particule incidente est suffisante pour franchir
la barrière coulombienne, il y a modification du noyau cible et formation d'un
nouveau noyau ou noyau résiduel dans l'état fondamental ou dans l'état excité.
Lors du retour à l'état fondamental, par cascade de transitions nucléaires,
l'énergie de transition est dissipée sous la forme d'un rayonnement
électromagnétique : le rayonnement gamma (g ). Si d'autres particules (protons, particules a ),
produites par ces réactions nucléaires, sont analysées, nous utiliserons la
méthode NRA (Nuclear reaction analysis). Le principe de ces méthodes est
l'interaction de la particule incidente avec un noyau cible suivit d'une
réaction nucléaire et d'une diffusion inélastique.
Le caractère
nucléaire de ces interactions permet de différencier les isotopes d'un même
élément puisque ceux-ci ne diffèrent que par leur nombre respectif de nucléons.
Mais il ne faut pas oublier que l'interaction se produit si l'énergie cinétique
du projectile est suffisante (barrière coulombienne). Cependant, certaines
réactions engendrent des interactions au-dessous de cette barrière par un
mécanisme "le stripping" (littéralement épluchage) du noyau incident
: la liaison proton-neutron de la particule incidente est rompue et seul le
neutron interagit avec le noyau cible.
L'observation
directe des réactions nucléaires permet le dosage des éléments légers Z<17.
Pour chacun des isotopes, plusieurs réactions sont utilisables. Le choix de la
réaction dépendra de la section efficace, de la composition chimique de la
cible, de l'épaisseur de l'échantillon analysé…
Le spectre
d'énergie des particules émises dans une direction donnée est significatif de
l'élément cible et de sa profondeur dans l'échantillon. La probabilité de la
réaction dépend de l'énergie des particules incidentes, de l'angle de détection
et varie d'un élément à l'autre. La concentration de l'élément dans la région
considérée est calculée par rapport à des standards de références analysés dans
les mêmes conditions expérimentales (comme avec les techniques précédentes). La
détection des photons g est souvent couplée avec l'analyse par PIXE, et
permet l'analyse multi-élémentaire. (YES !)

Certaines
réactions nucléaires, résonnantes, présentent des variations brusques de production
pour une énergie donnée des particules incidentes. Les phénomènes de résonance
sont des événements relativement rares qui se produisent uniquement lorsque
l'énergie de la particule incidente correspond à l'énergie d'excitation d'un
niveau énergétique identifié du noyau cible. Cette résonance permet donc
d'établir un profil de concentration d'un élément bien spécifique en profondeur
avec une excellente résolution spatiale. En effet, dans le cas de l'analyse
d'inclusions fluides par l'étude de la réaction d'excitation du sodium, il
s'agit de faire varier progressivement l'énergie du faisceau de protons
incidents jusqu'à disparition ou apparition sur le spectre g de la raie
caractéristique du sodium à 439 keV. Connaissant l'énergie du faisceau incident
pour laquelle le seuil de la résonance est localisé le long de l'interface
quartz fluide, et l'énergie à laquelle s'exprime la résonance, il est alors
possible d'estimer la perte d'énergie des protons et de déterminer ainsi
l'épaisseur de quartz traversée, c'est à dire la profondeur de l'inclusion. On
peut appliquer cette méthode à toutes les inclusions contenant du sodium.
IV.Présentation des résultats et implications géologiques
Il faut avant
tout noter que l'utilisation de la microsonde électronique n'est là que pour
déterminer les concentrations d'éléments majeurs dans notre échantillon et que
ces résultats ne nous apportent pas beaucoup de renseignements sur l'étude des
inclusions : c'est un outil de base complémentaire à la microsonde nucléaire qui
nous sert à commencer le travail effectué avec cette dernière. L'application de
cette technique aux inclusions nous renseigne sur plusieurs choses.
Tout d'abord,
nous pouvons mettre en évidence, par la méthode PIXE de la microsonde
nucléaire, les différents éléments en trace dans une roche et plus
particulièrement dans ses inclusions. Puis, par une méthode d'imagerie à partir
de PIXE, nous pouvons effectuer des cartes de l'échantillon avec une excellente
résolution spatiale. (Combien de temps ?)
Ainsi, une étude récente effectuée au CEA de Saclay présente un phénomène de
zonation des minéraux au sein d'une inclusion de verre silicaté. L'avantage de
la méthode PIXE est que l'on peut étudier plusieurs éléments en même temps de
façon précise. Cette zonation est mise en évidence en faisant des profils de
concentration sur l'inclusion. Ensuite, par la méthode PIGE, nous pouvons étudier
certains éléments issus de réactions nucléaires bien précises : c'est le cas du
sodium que nous avons exposé précédemment. Cette méthode a aussi été appliquée
à l'imagerie des échantillons.
Mais un problème
qui persiste est celui des standards internes qu'il faut utiliser afin de
quantifier les résultats et les concentrations des éléments dans notre
échantillon. Un second problème est issu de la préparation de l'échantillon qui
reste une opération délicate. (Il fallait en discuter
plus)


Les images
suivantes montrent la distribution en élément majeur (ici le fer) et en
éléments trace (ici le brome) dans une inclusion solide dans un clinopyroxène.
Afin d'étudier
les inclusions fluides et vitreuses dans des roches ignées, nous avons utilisé
deux techniques analytiques complémentaires : la microsonde électronique (pas pour IF) et la microsonde nucléaire. Ces
techniques sont complémentaires dans le sens où la première sert à déterminer
les éléments majeurs présents dans notre échantillon et la seconde nous
renseigne sur les éléments en traces contenus dans celui-ci. Après avoir
accumulé tous ces renseignements sur la composition de nos inclusions, nous
avons pu dresser des cartes (de quoi ?) de
nos inclusions en effectuant des profils de concentration dans toutes les
directions de l'espace (largeur, longueur et profondeur). La concentration et
la distribution spatiale d'éléments majeurs (Cl, K, Ca, Mn, Fe) et traces (Ti,
Cr, Ni, Cu, Zn, As, Br, Rb, Sr, Zr, Ba, Pb, Th, U) ont été déterminé dans des
inclusions fluides individuelles provenant de différents gisements de minerais
à travers le monde. Les résultats apportent également de nouvelles informations
sur le partitionnement des métaux et des halogènes entre les phases vapeur,
liquide et solide des inclusions fluides. Ce partitionnement, confronté à un
géothermobaromètre, nous renseigne sur les températures et pressions qu'a subit
la roche. L'intérêt de ces techniques est qu'elles sont non-destructives et
permettent de conserver les échantillons, ce qui est particulièrement utile
dans l'étude de météorites ou pierres précieuses.
Des analyses de
ce genre restent très spécialisées, mais il faut savoir que la plupart des
études qui sont faites par des techniques d'analyses comme les microsondes
électronique, nucléaire, ionique, l'ICPMS ou autres microscopes électroniques
ont de nombreuses applications. En effet, l'étude de la pollution de l'eau, de
la pollution atmosphérique (par l'analyse des lichens qui absorbent les
polluants), l'étude de l'oxydation de surfaces, la biologie cellulaire et tant
d'autres utilisent ces outils.
Sources :
·
Rencontre
avec Nicole Métrich, Georges Meyer et Jean Claude Joron, chercheurs au
Laboratoire Pierre Süe (CEA-CNRS de Saclay).
·
Dictionnaire
de Géologie,
Foucault et Raoult, ed. Dunod
·
Internet
·
http://geoinfo.nmt.edu/
·
http://geology.wr.usgs.gov/
·
http://www.geomar.de/
·
http://www.dem.csiro.au/
·
http://www.cameca.fr/
et autres sites…

Le
sujet est bien posé !
Les
techniques sont bien proposées même si tu aurais pu être un peu plus rapide
(synthétique) sur la microsonde nucléaire.
Je
trouve ta partie discussion de résultats trop courte. Il aurait fallu discuter
les temps d’analyse, la préparation des échantillons (délicate mais …)
Il
fallait aussi discuter la quantification, c’est le problème central. Avoir un
standard interne : pourquoi ? Quelle est la profondeur d’une
inclusion sur ta lame ? Est-ce pareil si elle est à 5, 10 ou 30
micromètres de profondeur ?